Diagnostic archéologique de la Haute-Île
Article mis en ligne le 17 novembre 2010
dernière modification le 5 octobre 2012

par Yann
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Résumé :

Le site de la Haute Ile, à Neuillly-sur-Marne, occupe une cinquantaine d’hectares assis sur la terrasse alluviale de la Marne. Il est bordé au sud et à l’est par un méandre de la rivière. Trois ensembles morphotopographiques peuvent y être identifiés : un ancien bras de la Marne, la paléoberge de la rive actuelle, un dôme graveleux central. Cinq campagnes de reconnaissance permettent désormais de bien appréhender le contexte paléoenvironnemental et le potentiel archéologique.

Le site est ainsi fréquenté dès le Mésolithique. Cette occupation se caractérise par un abondant mobilier lithique, inédit dans la vallée de la Marne et très probablement par des structures empierrées et une sépulture, ce qui ferait de la Haute Ile un site majeur de la Préhistoire régionale. La topographie du dôme central est alors bien marquée. Ce dernier est limité au Sud et à l’Est par la Marne et au Nord-Ouest par une zone humide héritée du Tardiglaciaire.

L’occupation néolithique ancien du Villeneuve-Saint-Germain (vers 4700-4600 avant J.-C.) est constituée de rejets détritiques de faune, de silex ou de céramique, mais avec une composition et des quantités très différentes de celles habituellement rencontrées sur les sites d’habitat de cette période qui ont par ailleurs un type de localisation différent. Quelques vestiges peuvent également être attribués à une étape ancienne de la culture de Cerny (Néolithique moyen, vers 4600-4500 avant JC), qui succède immédiatement à la culture de Vileneuve-Saint-Germain. Durant le Néolithique, la zone humide située au Nord-Ouest du dôme est remise en eaux.

Pour le Bronze final et le Hallstatt ancien entre 1000 et 500 avant JC), quelques objets attestent une présence importante sur le dôme central. Cette période est par ailleurs caractérisée par l’arrivée d’alluvions associée à l’ouverture du milieu dans la vallée de la Marne. Un régime de crues marquées se met progressivement en place avec ses apports de limons de débordements, qui estompent peu à peu la topographie du site.

Enfin, un établissement gaulois dont la nature reste à déterminer s’implante à La Tène finale (vers 100 avant J.-C.) sur le dôme central, puis s’étend au nord du paléochenal à la fin du 1er siècle avant J.-C. et perdure au Haut Empire. Les vestiges mis au jour témoignent d’activités artisanales. L’alluvionnement est désormais bien marqué. Des chenaux le retailleront durant l’Antiquité ou le Moyen Age, avant d’être comblé à leur tour.

Ces observations ont été prises en compte par le Département de la Seine-Saint-Denis dans son projet d’aménagement afin de limiter l’impact archéologique de celui-ci.


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